annaso69
Super experte
Bon j'ai pas vraiment eu le temps de parcourir le forum, mais je sais déjà ce que je vais y trouver ici, vu le nombre d'esthéticiennes qui doivent y être inscrites..
Je me permets donc de vous mettre quelques articles, afin de prévenir les gens que LE TATOUAGE TEMPORAIRE N'EXISTE PAS, et le tatouage éphémère n'est pas sans risque.
Bonne lecture, et désolé pour la longueur ^^
"J'ai entendu parler d'une technique permettant de réaliser des tattoos qui ne dureraient que 2 ou 3 ans, info ou intox ?"...
INTOX ! Cette "pratique" apparue au début des années 90 est une variante du procédé utilisé pour le maquillage permanent (piquage superficiel dans l'épiderme et utilisation d'encres plus ou moins diluées…) proposé par des esthéticiennes. L'idée est donc de tatouer sur la peau un motif censé disparaître au bout de quelques années, ce qui est totalement faux, les premières "traces" en témoignent, avec des traits parfaitement inesthétiques encore très visibles 8 ans après…
La plupart des esthéticiennes qui proposent ce tatouage "magique" possèdent peu de connaissances solides sur le tatouage, connaissances acquises souvent lors de stages de quelques jours…
Les arguments avancés par les praticien(ne)s du tatouage "éphémère" sont :
1° > Le motif n'est piqué que superficiellement dans l'épiderme et peut ainsi disparaître naturellement avec le renouvellement de l'épiderme… Or, l'épaisseur de cette couche "superficielle" varie énormément d'une personne à l'autre, et il faut savoir que le fameux "renouvellement" épidermique s'effectue sur 4 semaines seulement ! Il est quasiment impossible, même pour quelqu'un qui connaîtrait parfaitement les propriétés de la peau, de piquer uniquement l'épiderme… N'hésitez pas à interroger un médecin et/ou un dermatologue à ce sujet
2° > Les encres utilisées sont "bio" et diluées… donc naturellement éliminés par le corps… L'existence d'encres biodégradables sous la peau reste à prouver. Par ailleurs, certain(e) praticien(ne)s n'hésitent pas à utiliser purement et simplement des pigments classiques, en prétendant réaliser de tatouages bio… Sur ce dernier point, toute escroquerie est à signaler aux associations de consommateurs !
On pourra en rajouter une couche en précisant que de plusieurs esthéticiennes, dans cette logique, réalisent ce type de tatouage avec des appareils destinés au maquillage permanent… et bien sûr pas adapté pour un motif qui nécessite un véritable dermographe avec des aiguilles de différentes tailles.
Un tatoueur compare en fait ce type de tatouage à un tattoo mal piqué qui vieillit très mal : le motif s'estompe irrégulièrement et laisse une vilaine trace… indélébile ! Seules solutions pour ces "tatoués temporaires" : le recouvrement par un autre motif, encré cette fois par un tatoueur, la correction du dessin, ou le détatouage au laser…
En conclusion : seul le henné peut se prévaloir d'être un tattoo temporaire !
Concernant le henné:
- Les tatouages temporaires au henné
Les tatouages temporaires au henné sont devenus de plus en plus populaires. Du fait de leur caractère transitoire, leur utilisation s’est étendue dans le monde entier. Comme le henné met un certain temps à sécher (jusqu’à une heure), d’autres substances sont ajoutées comme, des huiles essentielles, du café, du thé, de l’indigo obtenu à partir d’une plante l’Indigofera argentea, des colorants azoïques ou de la paraphénylène diamine (PPD).
Les allergies à ces tatouages posent le problème de leur forte augmentation, de l’intensité (voire de la gravité), des manifestations cutanées et du risque de réactions croisées avec d’autres substances comme certains anesthésiques locaux, certains antibiotiques et d’autres colorants utilisés pour la teinture des vêtements.
Le henné est un colorant d’origine végétale obtenu à partir des feuilles séchées d’un arbuste (Lawsonia inermis, famille des Lythraceae) utilisé depuis des milliers d’années pour la coloration des cheveux et dans l’art de la peinture corporelle. C’est une plante odoriférante des climats chauds et secs principalement localisée dans les régions du sous-continent indien, de l’Azerbaïdjan, de l’Iran, de l’Afrique du Nord, au Sénégal et au Mali. Le terme « henné » vient de l’arabe al-henna ou al hennah. Commercialement, on distingue le « henné naturel » issu du Lawsonia inermis (celui dont nous parlerons), le « henné neutre » issu de Cassia obovata, plante proche du séné, appartenant à la famille des Cesalpiniaceae et le « henné noir », obtenu à partir des feuilles de Indigofera tinctorium, famille des Fabaceae. La substance pigmentante du henné est la 2-hydroxy-1,4-naphtaquinone ou Lawsone. Elle est habituellement commercialisée sous la forme d’une poudre grisâtre obtenue par séchage des feuilles qui est mélangée avec de l’eau ou des huiles pour obtenir une pâte. Cette pâte est utilisée pour peindre des motifs décoratifs ou une coloration des cheveux.
- Qu’en penser ?
La décoration de la peau avec des tatouages au « henné naturel » devient de plus en plus fréquente dans les pays occidentaux. Ils sont en général pratiqués par des artisans sur les lieux de vacances.
L’augmentation du report de ces cas allergies indique un haut pouvoir de sensibilisation. La sensibilisation est directement liée à la durée de contact et la concentration de la PPD. Le contact prolongé à de fortes concentrations et l’absence de neutralisation, contrairement à ce qu’il est fait pour les cheveux, augmente le risque de sensibilisation. Des études chimiques du henné qu’utilisent les artisans en Asie a montré que le principal composant est la PPD et non la Lawsone (pigment du henné naturel) et ce à de très fortes concentrations (15,7%).
Dans un article rapportant 48 cas, 43 sont allergiques à la PPD et 18 sur 48 avaient moins de 18 ans. Ces enfants et adolescents avaient plus de réactions avec les colorants vestimentaires et de modifications pigmentaires post-inflammatoires que les adultes. De nombreux états aux USA interdisent les tatouages au henné chez les enfants. Il a aussi été décrit la survenue d’une cicatrice inflammatoire et en relief (chéloïde).
Le tatouage au henné échappe à la législation dans de nombreux pays. En Europe, la concentration dans les teintures capillaires est limitée à 6%, mais ne s’applique pas aux tatouages au henné. Au Canada, l’application de cosmétiques sur la peau contenant de la PPD est interdite.
La sensibilisation à la PPD fait courir le risque de réactions croisées à des substances proches :
- Dans ce cas, il vaut mieux éviter sans avis médical
1. les antibiotiques de la famille des sulfamides
2. les sulfones (Dapsone®) surtout utilisées en dermatologie et dans le traitement de la lèpre elle doit être utilisée avec précaution en cas d’allergie à la paraphénylène diamine.
3. les médicaments antidiabétiques appartenant à la famille des sulfonylurées certains peuvent provoquer des réactions généralisées surtout la tolbutamine et la carbutamide
4. Anesthésiques appartenant à la classe de la benzocaïne. L’allergie à la paraphénylène diamine et à la benzocaïne n’est pas rare la benzocaïne est retrouvée dans de nombreux produits anesthésiants pour la peau, la bouche, la gorge et dans certaines crèmes anti-hémorroïdes il vaut mieux éviter en plus de la benzocaïne, l’utilisation des anesthésiques locaux suivants : procaïne, chlorprocaïne, tétracaïne, butacaïne, picrate de butamben. On peut utiliser sans risque, la lidocaïne, la buvicaïne, la mépivacaïne et la dibucaïne.
5. Produits de développement pour film couleur. Certaines personnes travaillant dans le développement des films couleur peuvent être sensibilisés avec certains produits, Par exemple : CD-2, CD-3, CD-4
6. Résines époxy. Les résines époxy sont utilisées dans les colles, les peintures, l’isolation, etc. Alors que la plupart des allergies sont dues à la résine, certaines personnes sont allergiques au durcisseur, comme le métaphénylène diamine ou le diaminodiphénylméthane (40% des sujets allergiques à la paraphénylène diamine) Les gants en caoutchoucs ne protégent pas contre la pénétration du durcisseur ; il faut utiliser des gants spéciaux comme ceux ayant une couche en plastique, ou ceux en vinyl à forte résistance.
7. Tampons encreurs
8. Certains gants en caoutchouc
9. Industrie des plastiques : paraaminodiphénylméthane
10. Produits en plastique noir. Les dérivés de la paraphénylène diamine empêchent l’oxydation des caoutchoucs noirs On peut la retrouver, par exemple, dans les poignées de raquettes, les mains courantes de escalators.
11. Autres colorants azoïques : les personnes allergiques à la paraphénylène diamine peuvent être sensibilisées : aux colorants vestimentaires, notamment les collants (Disperse Orange 3 utilisé dans les couleurs claires) et les chaussures, à certains gants ménagers contenant des colorants azoïques (couleur rose, jaune, etc.) à certains colorants alimentaires, à de nombreuses teintures capillaires : paratoluène diamine, paraaminophénol, orthonitroparaphénylène diamine, paraaminodiphénylamine
12. Crèmes antisolaires contenant de l’acide para aminobenzoïque. Les crèmes antisolaires contenant de l’acide para aminobenzoïque, peu utilisés en France, ont été responsables surtout aux USA de la survenue, après exposition solaire, de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés à la paraphénylène diamine

Je me permets donc de vous mettre quelques articles, afin de prévenir les gens que LE TATOUAGE TEMPORAIRE N'EXISTE PAS, et le tatouage éphémère n'est pas sans risque.
Bonne lecture, et désolé pour la longueur ^^
"J'ai entendu parler d'une technique permettant de réaliser des tattoos qui ne dureraient que 2 ou 3 ans, info ou intox ?"...
INTOX ! Cette "pratique" apparue au début des années 90 est une variante du procédé utilisé pour le maquillage permanent (piquage superficiel dans l'épiderme et utilisation d'encres plus ou moins diluées…) proposé par des esthéticiennes. L'idée est donc de tatouer sur la peau un motif censé disparaître au bout de quelques années, ce qui est totalement faux, les premières "traces" en témoignent, avec des traits parfaitement inesthétiques encore très visibles 8 ans après…
La plupart des esthéticiennes qui proposent ce tatouage "magique" possèdent peu de connaissances solides sur le tatouage, connaissances acquises souvent lors de stages de quelques jours…
Les arguments avancés par les praticien(ne)s du tatouage "éphémère" sont :
1° > Le motif n'est piqué que superficiellement dans l'épiderme et peut ainsi disparaître naturellement avec le renouvellement de l'épiderme… Or, l'épaisseur de cette couche "superficielle" varie énormément d'une personne à l'autre, et il faut savoir que le fameux "renouvellement" épidermique s'effectue sur 4 semaines seulement ! Il est quasiment impossible, même pour quelqu'un qui connaîtrait parfaitement les propriétés de la peau, de piquer uniquement l'épiderme… N'hésitez pas à interroger un médecin et/ou un dermatologue à ce sujet
2° > Les encres utilisées sont "bio" et diluées… donc naturellement éliminés par le corps… L'existence d'encres biodégradables sous la peau reste à prouver. Par ailleurs, certain(e) praticien(ne)s n'hésitent pas à utiliser purement et simplement des pigments classiques, en prétendant réaliser de tatouages bio… Sur ce dernier point, toute escroquerie est à signaler aux associations de consommateurs !
On pourra en rajouter une couche en précisant que de plusieurs esthéticiennes, dans cette logique, réalisent ce type de tatouage avec des appareils destinés au maquillage permanent… et bien sûr pas adapté pour un motif qui nécessite un véritable dermographe avec des aiguilles de différentes tailles.
Un tatoueur compare en fait ce type de tatouage à un tattoo mal piqué qui vieillit très mal : le motif s'estompe irrégulièrement et laisse une vilaine trace… indélébile ! Seules solutions pour ces "tatoués temporaires" : le recouvrement par un autre motif, encré cette fois par un tatoueur, la correction du dessin, ou le détatouage au laser…
En conclusion : seul le henné peut se prévaloir d'être un tattoo temporaire !
Concernant le henné:
- Les tatouages temporaires au henné
Les tatouages temporaires au henné sont devenus de plus en plus populaires. Du fait de leur caractère transitoire, leur utilisation s’est étendue dans le monde entier. Comme le henné met un certain temps à sécher (jusqu’à une heure), d’autres substances sont ajoutées comme, des huiles essentielles, du café, du thé, de l’indigo obtenu à partir d’une plante l’Indigofera argentea, des colorants azoïques ou de la paraphénylène diamine (PPD).
Les allergies à ces tatouages posent le problème de leur forte augmentation, de l’intensité (voire de la gravité), des manifestations cutanées et du risque de réactions croisées avec d’autres substances comme certains anesthésiques locaux, certains antibiotiques et d’autres colorants utilisés pour la teinture des vêtements.
Le henné est un colorant d’origine végétale obtenu à partir des feuilles séchées d’un arbuste (Lawsonia inermis, famille des Lythraceae) utilisé depuis des milliers d’années pour la coloration des cheveux et dans l’art de la peinture corporelle. C’est une plante odoriférante des climats chauds et secs principalement localisée dans les régions du sous-continent indien, de l’Azerbaïdjan, de l’Iran, de l’Afrique du Nord, au Sénégal et au Mali. Le terme « henné » vient de l’arabe al-henna ou al hennah. Commercialement, on distingue le « henné naturel » issu du Lawsonia inermis (celui dont nous parlerons), le « henné neutre » issu de Cassia obovata, plante proche du séné, appartenant à la famille des Cesalpiniaceae et le « henné noir », obtenu à partir des feuilles de Indigofera tinctorium, famille des Fabaceae. La substance pigmentante du henné est la 2-hydroxy-1,4-naphtaquinone ou Lawsone. Elle est habituellement commercialisée sous la forme d’une poudre grisâtre obtenue par séchage des feuilles qui est mélangée avec de l’eau ou des huiles pour obtenir une pâte. Cette pâte est utilisée pour peindre des motifs décoratifs ou une coloration des cheveux.
- Qu’en penser ?
La décoration de la peau avec des tatouages au « henné naturel » devient de plus en plus fréquente dans les pays occidentaux. Ils sont en général pratiqués par des artisans sur les lieux de vacances.
L’augmentation du report de ces cas allergies indique un haut pouvoir de sensibilisation. La sensibilisation est directement liée à la durée de contact et la concentration de la PPD. Le contact prolongé à de fortes concentrations et l’absence de neutralisation, contrairement à ce qu’il est fait pour les cheveux, augmente le risque de sensibilisation. Des études chimiques du henné qu’utilisent les artisans en Asie a montré que le principal composant est la PPD et non la Lawsone (pigment du henné naturel) et ce à de très fortes concentrations (15,7%).
Dans un article rapportant 48 cas, 43 sont allergiques à la PPD et 18 sur 48 avaient moins de 18 ans. Ces enfants et adolescents avaient plus de réactions avec les colorants vestimentaires et de modifications pigmentaires post-inflammatoires que les adultes. De nombreux états aux USA interdisent les tatouages au henné chez les enfants. Il a aussi été décrit la survenue d’une cicatrice inflammatoire et en relief (chéloïde).
Le tatouage au henné échappe à la législation dans de nombreux pays. En Europe, la concentration dans les teintures capillaires est limitée à 6%, mais ne s’applique pas aux tatouages au henné. Au Canada, l’application de cosmétiques sur la peau contenant de la PPD est interdite.
La sensibilisation à la PPD fait courir le risque de réactions croisées à des substances proches :
- Dans ce cas, il vaut mieux éviter sans avis médical
1. les antibiotiques de la famille des sulfamides
2. les sulfones (Dapsone®) surtout utilisées en dermatologie et dans le traitement de la lèpre elle doit être utilisée avec précaution en cas d’allergie à la paraphénylène diamine.
3. les médicaments antidiabétiques appartenant à la famille des sulfonylurées certains peuvent provoquer des réactions généralisées surtout la tolbutamine et la carbutamide
4. Anesthésiques appartenant à la classe de la benzocaïne. L’allergie à la paraphénylène diamine et à la benzocaïne n’est pas rare la benzocaïne est retrouvée dans de nombreux produits anesthésiants pour la peau, la bouche, la gorge et dans certaines crèmes anti-hémorroïdes il vaut mieux éviter en plus de la benzocaïne, l’utilisation des anesthésiques locaux suivants : procaïne, chlorprocaïne, tétracaïne, butacaïne, picrate de butamben. On peut utiliser sans risque, la lidocaïne, la buvicaïne, la mépivacaïne et la dibucaïne.
5. Produits de développement pour film couleur. Certaines personnes travaillant dans le développement des films couleur peuvent être sensibilisés avec certains produits, Par exemple : CD-2, CD-3, CD-4
6. Résines époxy. Les résines époxy sont utilisées dans les colles, les peintures, l’isolation, etc. Alors que la plupart des allergies sont dues à la résine, certaines personnes sont allergiques au durcisseur, comme le métaphénylène diamine ou le diaminodiphénylméthane (40% des sujets allergiques à la paraphénylène diamine) Les gants en caoutchoucs ne protégent pas contre la pénétration du durcisseur ; il faut utiliser des gants spéciaux comme ceux ayant une couche en plastique, ou ceux en vinyl à forte résistance.
7. Tampons encreurs
8. Certains gants en caoutchouc
9. Industrie des plastiques : paraaminodiphénylméthane
10. Produits en plastique noir. Les dérivés de la paraphénylène diamine empêchent l’oxydation des caoutchoucs noirs On peut la retrouver, par exemple, dans les poignées de raquettes, les mains courantes de escalators.
11. Autres colorants azoïques : les personnes allergiques à la paraphénylène diamine peuvent être sensibilisées : aux colorants vestimentaires, notamment les collants (Disperse Orange 3 utilisé dans les couleurs claires) et les chaussures, à certains gants ménagers contenant des colorants azoïques (couleur rose, jaune, etc.) à certains colorants alimentaires, à de nombreuses teintures capillaires : paratoluène diamine, paraaminophénol, orthonitroparaphénylène diamine, paraaminodiphénylamine
12. Crèmes antisolaires contenant de l’acide para aminobenzoïque. Les crèmes antisolaires contenant de l’acide para aminobenzoïque, peu utilisés en France, ont été responsables surtout aux USA de la survenue, après exposition solaire, de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés à la paraphénylène diamine
