Bonjour à tous,
Je suis à la recherche depuis plusieurs semaines d'informations sur le lissage bresilien (pour moi meme!) à faire en salon. J'ai parcouru une grande partie du forum et n'y comprenant plus rien j'ai essayé de trouver par moi meme des info sur les effets nocifs des produits appliqués pour ce procédé.
Je suis alors "tombée" et c'est le cas de le dire sur un rapport de l'agence française de securité sanitaire des produits de santé (AFSSPS) datant de juin 2009.
Le paragraphe 5 est un peu long mais étant un document je n'ai pas pu copier le lien:
"V. EVALUATION DU RISQUE LIE A L’UTILISATION DU FORMALDEHYDE DANS LES PRODUITS COSMETIQUES
CADRE REGLEMENTAIRE
Le formaldéhyde est inscrit :
- à l’Annexe VI de la Directive cosmétique aux concentrations maximales suivantes :
Formaldéhyde et paraformaldéhyde (numéro d’ordre n°5) : autorisés à la concentration maximale
de 0,2% (à l’exclusion des produits d’hygiène buccale) et autorisés à la concentration maximale
de 0,1% (pour les produits d’hygiène buccale). Les concentrations sont exprimées en
formaldéhyde libre, et l’utilisation du formaldéhyde est interdite dans les aérosols (sprays) ;
- à l’Annexe III de la directive cosmétique au numéro d’ordre 13, où il est limité à la concentration
maximale de 5% (calculée en aldéhyde formique) dans les préparations pour durcir les ongles
(Protéger les cuticules par un corps gras.). Pour les durcisseurs, la mention "contient du
formaldéhyde" doit être indiqué lorsque la concentration dépasse 0,05%".
Le formaldéhyde est classé au niveau européen depuis 1993 comme substance cancérogène de
catégorie 3 (toxicité possible chez l’homme).
En juin 2004, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé cette substance
dans le groupe 1 (cancérogène pour l’homme).
L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), a demandé la révision du classement du
formaldéhyde au niveau européen à l’ECB (European Chemicals Bureau). L’INRS propose ainsi de
classer le formaldéhyde comme cancérogène de catégorie 1 uniquement par inhalation (phrase de
risque R49 : «Peut provoquer le cancer par inhalation»). L’INRS ne le considère pas comme
cancérogène par les autres voies d’exposition.
Par ailleurs, aucune proposition de classification n’est faite en mutagenèse du fait d’éléments
insuffisants (même s’il est reconnu que le formaldéhyde est un mutagène de contact).
OBJECTIFS DE L’EVALUATION DU RISQUE
La démarche d'évaluation du risque liée à l'utilisation du formaldéhyde dans les produits cosmétiques
a été revue afin d’établir la valeur toxicologique de référence (VTR) la plus appropriée et d’évaluer le
risque pour le consommateur dans les conditions d’utilisation en tant que produit cosmétique.
Le formaldéhyde a été réexaminé en «Groupe de travail ingrédients» du 7 mai 2009 où ont été
rediscutés les points relatifs à la cancérogenèse du formaldéhyde par voies cutanée et orale ainsi que
son seuil de sensibilisation sur la base des données de la littérature. Compte tenu de son pouvoir
cancérogène par inhalation, l’exposition au formaldéhyde dans les durcisseurs pour ongles a
également été examinée.
Dans la plupart des rapports disponibles, plusieurs études ont fait l’objet d’évaluation par les
organismes internationaux afin d’établir ces valeurs toxicologiques de référence.
En ce qui concerne son utilisation dans les produits cosmétiques, une attention particulière a été
portée sur :
1. l’analyse des études toxicologiques pertinentes ;
2. le choix des doses sans effet par voies orale, cutanée et par inhalation et ;
3. l’évaluation de l’exposition par les différentes voies en tant qu’utilisation dans les produits
cosmétiques. EVALUATION DU DANGER
Deux études de cancérogenèse par voie orale chez le rat (Tobe et al., 1989 ; Til et al., 1989) ont été
analysées par les experts du groupe de travail. Il en ressort que l’étude de Til et al, 1989, est la plus
robuste et de méthodologie très proche de la ligne directrice OCDE 453 pour les études combinées de
toxicité chronique et de cancérogenèse. Elle a permis de retenir une dose sans effet (NOAEL) de
15 mg/kg pc./j. Ces études ont montré une absence de potentiel cancérogène par voie orale.
Concernant la voie inhalée, plusieurs valeurs toxicologiques (VTR) sensiblement différentes ont été
retenues par des instances réglementaires (ATSDR, (Agency for Toxic Substances and Disease
Registry), OEHHA (Office of Environmental Health Hazard Assessment).. Elles sont résumées dans le rapport de l’Afsset 1 . Ces valeurs ont été comparées à l’exposition par voie inhalée au formaldéhyde
lors de l’utilisation des produits cosmétiques en contenant.
En ce qui concerne la voie cutanée, l’étude d’Iversen (1986) concerne un essai de cancérogenèse
cutanée chez la souris par application cutanée pendant 60 semaines, 2 fois par semaine. Au regard
du protocole de l’étude, cette étude est considérée comme une étude d’initiation-promotion de
tumeurs et non comme une étude de cancérogenèse classique.
Compte tenu de la nature de l’étude (étude de cancérogenèse en deux phases) et des biais
méthodologiques, elle ne peut être utilisée pour retenir la dose sans effet (NOAEL). Néanmoins, cette
étude a montré que le formaldéhyde possède un potentiel promoteur de tumeurs. Considérant le
pouvoir irritant du formaldéhyde par contact et afin de pouvoir poursuivre l’évaluation de risque par
voie cutanée, il est donc nécessaire de :
disposer d’une étude toxicologique répétée par voie cutanée ;
élucider les mécanismes impliqués dans la promotion tumorale cutanée ;
déterminer la dose-seuil promotrice de tumeurs.
Concernant la détermination des seuils de sensibilisation chez l’Homme, celle-ci est assez difficile.
Dans une publication récente (Basketter et al., 2005)2 les auteurs ont comparé les seuils de
sensibilisation déterminés chez l’Homme (HRIPT, Human repeated insult patch test) et par le LLNA
(Local Lymph Node Assay) chez la souris. Ces travaux ont permis de calculer le niveau d’exposition
acceptable (NEA) de 0,123 µg/cm2 en se fondant sur des données chez l’Homme et en retenant le
facteur de sécurité approprié.
Cependant, les experts du «GT ingrédients» estiment qu’il est nécessaire de recommander que la
présence du formaldéhyde en plus de son inscription dans la liste des ingrédients
(article R.5131-4 du code de la santé publique :
Legifrance - Le service public de l'accès au droit
SectionTA=LEGISCTA000006196607&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20100906 ),
soit mentionnée par une mention type « contient du formaldéhyde » sur l’étiquetage, cela afin de
protéger le consommateur allergique, et quelle que soit la concentration dans le produit cosmétique.
DONNEES D’EXPOSITION
Les quantités en formaldéhyde dans les produits d’hygiène buccale, les produits rincés, les produits
non rincés et ceux destinés aux ongles ont été calculées selon des scénarios préconisés par les
experts du comité scientifique des produits de consommation (Scientific Committee on Consumer
Products [SCCP], 2006).
Ainsi, il a été possible d’estimer une exposition maximaliste du consommateur au formaldéhyde
contenu dans les catégories de produits cosmétiques susvisées en prenant en considération toutes
les voies, à l’exception de la voie inhalée. Pour cette dernière, la tentative d’estimation de l’exposition
par inhalation a été conduite en se fondant sur ConsExpo (Programme de modélisation RIVM3) avec
les durcisseurs pour ongles, contenant la plus forte concentration (5%) en formaldéhyde utilisée dans
les produits cosmétiques. Les résultats obtenus par ConsExpo montrent une surestimation de la
concentration d’exposition retrouvée (29 mg/m3) supérieure à celle réellement appliquée (12,5 mg/m3).
De plus, la recherche bibliographique n’a pas permis non plus de se forger une idée de l’exposition
par inhalation au formaldéhyde via les durcisseurs d’ongles.
En conclusion, des données d’exposition «réalistes», dans les conditions d’utilisation en tant que
produit cosmétique sont requises afin de finaliser l’évaluation du risque par inhalation.
DISCUSSION PLENIERE
Les représentants de l’industrie évoquent la possibilité de réaliser un scénario d’exposition dans les
conditions maximalisantes c'est-à-dire en prenant 100% d’absorption cutanée. L’évaluateur de
l’Afssaps précise qu’il n’est pas possible d’utiliser cette méthodologie d’extrapolation dans le cas du
formaldéhyde car il a une action toxique cutanée directe par contact. Il semble, sur la base des
données disponibles, que l’impact sur la peau soit plus important que l’impact systémique par voie
orale. Une étude de toxicité répétée par voie cutanée est nécessaire pour pouvoir déduire une
NOAEL.
A la question concernant la position de l’industrie cosmétique française sur ce dossier sont apportés
les éléments de réponse suivants par un représentant de l’industrie : il existe un consortium
d’industriels en cours de création au niveau européen qui devrait déposer un dossier au niveau
communautaire. En outre, la demande de classement du formaldéhyde comme cancérogène de
catégorie 1 uniquement par inhalation a été réactivée.
AVIS DE LA COMMISSION DE COSMETOLOGIE DU 10 JUIN 2009 ADOPTE A L’UNANIMITE DES
MEMBRES PRESENTS ET VOTANTS :
La commission de cosmétologie demande que l’industrie cosmétique fournisse les compléments
d’information suivants afin de permettre à l’Afssaps de poursuivre l’évaluation du risque lié à
l’utilisation du formaldéhyde dans les produits cosmétiques :
- Etude de toxicité répétée par voie cutanée : Compte-tenu d’une part, des mécanismes d’action du
formaldéhyde (induit une irritation locale et une cytotoxicité par contact) et d’autre part, de son
potentiel promoteur des tumeurs par voie cutanée, une étude de toxicité répétée par voie cutanée
semble la plus appropriée car il n’est pas possible de déduire la NOAEL à partir d’une étude par
voie orale.
- Données d’exposition par inhalation : compte tenu des données inexploitables dans la littérature
et de l’absence de modèle d’exposition adapté, il semble également nécessaire de disposer de
données d’exposition «réalistes» par inhalation, dans les conditions d’utilisation en tant que
produit cosmétique.
Encart précisant l’état d’avancement de ce dossier à la date de publication
Le rapport d’évaluation du risque lié à l’utilisation du formaldéhyde est transmis au Ministère chargé
de la Santé aux fins d’une requête auprès de la Commission européenne en vue d’une évaluation
communautaire. "
Cela fait vraiment peur tant pour les clientes que les coiffeurs qui utilisent des produits contenant ces produits chimiques devastateurs pour la santé.
Je souhaiterai savoir s'il existe vraiment un produit sans formaldheide ou derivé pour faire le lissage bresilien sinon je préfére encore garder ma tignasse et raler tout les matins pour me coiffer!
Bon dimanche à tous
Je suis à la recherche depuis plusieurs semaines d'informations sur le lissage bresilien (pour moi meme!) à faire en salon. J'ai parcouru une grande partie du forum et n'y comprenant plus rien j'ai essayé de trouver par moi meme des info sur les effets nocifs des produits appliqués pour ce procédé.
Je suis alors "tombée" et c'est le cas de le dire sur un rapport de l'agence française de securité sanitaire des produits de santé (AFSSPS) datant de juin 2009.
Le paragraphe 5 est un peu long mais étant un document je n'ai pas pu copier le lien:
"V. EVALUATION DU RISQUE LIE A L’UTILISATION DU FORMALDEHYDE DANS LES PRODUITS COSMETIQUES
CADRE REGLEMENTAIRE
Le formaldéhyde est inscrit :
- à l’Annexe VI de la Directive cosmétique aux concentrations maximales suivantes :
Formaldéhyde et paraformaldéhyde (numéro d’ordre n°5) : autorisés à la concentration maximale
de 0,2% (à l’exclusion des produits d’hygiène buccale) et autorisés à la concentration maximale
de 0,1% (pour les produits d’hygiène buccale). Les concentrations sont exprimées en
formaldéhyde libre, et l’utilisation du formaldéhyde est interdite dans les aérosols (sprays) ;
- à l’Annexe III de la directive cosmétique au numéro d’ordre 13, où il est limité à la concentration
maximale de 5% (calculée en aldéhyde formique) dans les préparations pour durcir les ongles
(Protéger les cuticules par un corps gras.). Pour les durcisseurs, la mention "contient du
formaldéhyde" doit être indiqué lorsque la concentration dépasse 0,05%".
Le formaldéhyde est classé au niveau européen depuis 1993 comme substance cancérogène de
catégorie 3 (toxicité possible chez l’homme).
En juin 2004, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé cette substance
dans le groupe 1 (cancérogène pour l’homme).
L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), a demandé la révision du classement du
formaldéhyde au niveau européen à l’ECB (European Chemicals Bureau). L’INRS propose ainsi de
classer le formaldéhyde comme cancérogène de catégorie 1 uniquement par inhalation (phrase de
risque R49 : «Peut provoquer le cancer par inhalation»). L’INRS ne le considère pas comme
cancérogène par les autres voies d’exposition.
Par ailleurs, aucune proposition de classification n’est faite en mutagenèse du fait d’éléments
insuffisants (même s’il est reconnu que le formaldéhyde est un mutagène de contact).
OBJECTIFS DE L’EVALUATION DU RISQUE
La démarche d'évaluation du risque liée à l'utilisation du formaldéhyde dans les produits cosmétiques
a été revue afin d’établir la valeur toxicologique de référence (VTR) la plus appropriée et d’évaluer le
risque pour le consommateur dans les conditions d’utilisation en tant que produit cosmétique.
Le formaldéhyde a été réexaminé en «Groupe de travail ingrédients» du 7 mai 2009 où ont été
rediscutés les points relatifs à la cancérogenèse du formaldéhyde par voies cutanée et orale ainsi que
son seuil de sensibilisation sur la base des données de la littérature. Compte tenu de son pouvoir
cancérogène par inhalation, l’exposition au formaldéhyde dans les durcisseurs pour ongles a
également été examinée.
Dans la plupart des rapports disponibles, plusieurs études ont fait l’objet d’évaluation par les
organismes internationaux afin d’établir ces valeurs toxicologiques de référence.
En ce qui concerne son utilisation dans les produits cosmétiques, une attention particulière a été
portée sur :
1. l’analyse des études toxicologiques pertinentes ;
2. le choix des doses sans effet par voies orale, cutanée et par inhalation et ;
3. l’évaluation de l’exposition par les différentes voies en tant qu’utilisation dans les produits
cosmétiques. EVALUATION DU DANGER
Deux études de cancérogenèse par voie orale chez le rat (Tobe et al., 1989 ; Til et al., 1989) ont été
analysées par les experts du groupe de travail. Il en ressort que l’étude de Til et al, 1989, est la plus
robuste et de méthodologie très proche de la ligne directrice OCDE 453 pour les études combinées de
toxicité chronique et de cancérogenèse. Elle a permis de retenir une dose sans effet (NOAEL) de
15 mg/kg pc./j. Ces études ont montré une absence de potentiel cancérogène par voie orale.
Concernant la voie inhalée, plusieurs valeurs toxicologiques (VTR) sensiblement différentes ont été
retenues par des instances réglementaires (ATSDR, (Agency for Toxic Substances and Disease
Registry), OEHHA (Office of Environmental Health Hazard Assessment).. Elles sont résumées dans le rapport de l’Afsset 1 . Ces valeurs ont été comparées à l’exposition par voie inhalée au formaldéhyde
lors de l’utilisation des produits cosmétiques en contenant.
En ce qui concerne la voie cutanée, l’étude d’Iversen (1986) concerne un essai de cancérogenèse
cutanée chez la souris par application cutanée pendant 60 semaines, 2 fois par semaine. Au regard
du protocole de l’étude, cette étude est considérée comme une étude d’initiation-promotion de
tumeurs et non comme une étude de cancérogenèse classique.
Compte tenu de la nature de l’étude (étude de cancérogenèse en deux phases) et des biais
méthodologiques, elle ne peut être utilisée pour retenir la dose sans effet (NOAEL). Néanmoins, cette
étude a montré que le formaldéhyde possède un potentiel promoteur de tumeurs. Considérant le
pouvoir irritant du formaldéhyde par contact et afin de pouvoir poursuivre l’évaluation de risque par
voie cutanée, il est donc nécessaire de :
disposer d’une étude toxicologique répétée par voie cutanée ;
élucider les mécanismes impliqués dans la promotion tumorale cutanée ;
déterminer la dose-seuil promotrice de tumeurs.
Concernant la détermination des seuils de sensibilisation chez l’Homme, celle-ci est assez difficile.
Dans une publication récente (Basketter et al., 2005)2 les auteurs ont comparé les seuils de
sensibilisation déterminés chez l’Homme (HRIPT, Human repeated insult patch test) et par le LLNA
(Local Lymph Node Assay) chez la souris. Ces travaux ont permis de calculer le niveau d’exposition
acceptable (NEA) de 0,123 µg/cm2 en se fondant sur des données chez l’Homme et en retenant le
facteur de sécurité approprié.
Cependant, les experts du «GT ingrédients» estiment qu’il est nécessaire de recommander que la
présence du formaldéhyde en plus de son inscription dans la liste des ingrédients
(article R.5131-4 du code de la santé publique :
Legifrance - Le service public de l'accès au droit
SectionTA=LEGISCTA000006196607&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20100906 ),
soit mentionnée par une mention type « contient du formaldéhyde » sur l’étiquetage, cela afin de
protéger le consommateur allergique, et quelle que soit la concentration dans le produit cosmétique.
DONNEES D’EXPOSITION
Les quantités en formaldéhyde dans les produits d’hygiène buccale, les produits rincés, les produits
non rincés et ceux destinés aux ongles ont été calculées selon des scénarios préconisés par les
experts du comité scientifique des produits de consommation (Scientific Committee on Consumer
Products [SCCP], 2006).
Ainsi, il a été possible d’estimer une exposition maximaliste du consommateur au formaldéhyde
contenu dans les catégories de produits cosmétiques susvisées en prenant en considération toutes
les voies, à l’exception de la voie inhalée. Pour cette dernière, la tentative d’estimation de l’exposition
par inhalation a été conduite en se fondant sur ConsExpo (Programme de modélisation RIVM3) avec
les durcisseurs pour ongles, contenant la plus forte concentration (5%) en formaldéhyde utilisée dans
les produits cosmétiques. Les résultats obtenus par ConsExpo montrent une surestimation de la
concentration d’exposition retrouvée (29 mg/m3) supérieure à celle réellement appliquée (12,5 mg/m3).
De plus, la recherche bibliographique n’a pas permis non plus de se forger une idée de l’exposition
par inhalation au formaldéhyde via les durcisseurs d’ongles.
En conclusion, des données d’exposition «réalistes», dans les conditions d’utilisation en tant que
produit cosmétique sont requises afin de finaliser l’évaluation du risque par inhalation.
DISCUSSION PLENIERE
Les représentants de l’industrie évoquent la possibilité de réaliser un scénario d’exposition dans les
conditions maximalisantes c'est-à-dire en prenant 100% d’absorption cutanée. L’évaluateur de
l’Afssaps précise qu’il n’est pas possible d’utiliser cette méthodologie d’extrapolation dans le cas du
formaldéhyde car il a une action toxique cutanée directe par contact. Il semble, sur la base des
données disponibles, que l’impact sur la peau soit plus important que l’impact systémique par voie
orale. Une étude de toxicité répétée par voie cutanée est nécessaire pour pouvoir déduire une
NOAEL.
A la question concernant la position de l’industrie cosmétique française sur ce dossier sont apportés
les éléments de réponse suivants par un représentant de l’industrie : il existe un consortium
d’industriels en cours de création au niveau européen qui devrait déposer un dossier au niveau
communautaire. En outre, la demande de classement du formaldéhyde comme cancérogène de
catégorie 1 uniquement par inhalation a été réactivée.
AVIS DE LA COMMISSION DE COSMETOLOGIE DU 10 JUIN 2009 ADOPTE A L’UNANIMITE DES
MEMBRES PRESENTS ET VOTANTS :
La commission de cosmétologie demande que l’industrie cosmétique fournisse les compléments
d’information suivants afin de permettre à l’Afssaps de poursuivre l’évaluation du risque lié à
l’utilisation du formaldéhyde dans les produits cosmétiques :
- Etude de toxicité répétée par voie cutanée : Compte-tenu d’une part, des mécanismes d’action du
formaldéhyde (induit une irritation locale et une cytotoxicité par contact) et d’autre part, de son
potentiel promoteur des tumeurs par voie cutanée, une étude de toxicité répétée par voie cutanée
semble la plus appropriée car il n’est pas possible de déduire la NOAEL à partir d’une étude par
voie orale.
- Données d’exposition par inhalation : compte tenu des données inexploitables dans la littérature
et de l’absence de modèle d’exposition adapté, il semble également nécessaire de disposer de
données d’exposition «réalistes» par inhalation, dans les conditions d’utilisation en tant que
produit cosmétique.
Encart précisant l’état d’avancement de ce dossier à la date de publication
Le rapport d’évaluation du risque lié à l’utilisation du formaldéhyde est transmis au Ministère chargé
de la Santé aux fins d’une requête auprès de la Commission européenne en vue d’une évaluation
communautaire. "
Cela fait vraiment peur tant pour les clientes que les coiffeurs qui utilisent des produits contenant ces produits chimiques devastateurs pour la santé.
Je souhaiterai savoir s'il existe vraiment un produit sans formaldheide ou derivé pour faire le lissage bresilien sinon je préfére encore garder ma tignasse et raler tout les matins pour me coiffer!
Bon dimanche à tous