C. : Quelles seront vos actions suivantes ?
F. l. C. : Notre seconde mission sera de préparer la mise en place de CQP (Certificat de Qualification Professionnelle). Créé par une branche professionnelle, le CQP permet aux salariés d’acquérir une qualification opérationnelle reconnue.
C’est un projet beaucoup plus ambitieux et complexe, qui nécessitera davantage de temps pour sa mise en place.
Conjointement à cela, nous travaillons à l’élaboration d’un label qualité UPCOM que pourront revendiquer les personnes ayant suivi une formation labellisée et pratiquant leur métier selon les critères établis. En effet, dans un proche avenir, il s’agit également de lutter contre des centres de formation ou des distributeurs de produits qui ne respecteraient pas la charte qualité et les législations mises en place. Il en va de même pour les prothésistes ongulaires, poseurs d’extensions de cils, maquilleurs pratiquant en institut ou sur le terrain. Du fait de l’absence de réglementation et de charte, on voit aujourd’hui fleurir des instituts qui ne respectent en rien les minimums d’hygiène et de qualité de prestation requis, sous couvert de prestations à bas prix. C’est inacceptable, il s’agit là d’une concurrence purement déloyale envers les milliers de stagiaires qui ont choisi d’apprendre et d’exercer leur métier avec le maximum de qualité. Leurs clientes doivent le savoir et nous le leur ferons savoir !
Pour les prothésistes ongulaires et autres spécialités, déjà expérimentées, la validation sera rétroactive, à la condition qu’elles aient effectué leur formation dans un des centres adhérents à la charte qualité UPCOM.
L’autre enjeu majeur de la création de l’UPCOM est de défendre la profession, car les syndicats signataires de la Convention Collective actuelle souhaitent que l’exercice du métier de prothésiste ongulaire, poseur d’extension de cils ou maquilleur soit assujetti à l’obtention du CAP ou du Bac Pro Esthétique Cosmétique Parfumerie. À ce titre, attention, des informations erronées circulent aujourd’hui visant à semer la confusion et indiquant que pour exercer ces professions, il est ou il sera nécessaire d’avoir obtenu son diplôme d’esthéticienne. Il s’agit là d’une pollution médiatique sans fondement, car je rappelle que l’ensemble de ces professions n’est pour l’instant soumis à aucune obligation de diplômes. Cela n’a d’ailleurs aucune logique ni aucun sens, car nous ne voyons pas l’utilité pour une prothésiste ongulaire qui souhaite uniquement exercer cette activité à l’exclusion de toute autre prestation, d’avoir à apprendre l’ensemble des techniques d’épilation, de modelage corporel, de soins du visage, etc. pour réaliser des prothèses d’ongles !
Nous pensons effectivement que ces métiers doivent faire partie de la Convention des métiers de l’esthétique, car ils sont périphériques, mais dans une même convention, différents métiers peuvent cohabiter - esthéticiennes, prothésistes ongulaires, poseurs d’extension de cils, maquilleurs, centres de bronzage… sans que tous nécessitent obligatoirement l’apprentissage d’un cursus complet d’esthéticienne. C’est d’ailleurs le cas des opérateurs UV qui n’ont qu’une seule obligation, celle de passer le certificat d’opérateur UV pour exercer leur métier.
Si nous ne nous organisions pas afin de revendiquer notre professionnalisme, le sérieux de nos formations, la qualité de nos produits et la haute qualification de nos stagiaires, le risque serait de voir alors disparaître des milliers d’opportunités d’emplois, ô combien précieuses en ces temps difficiles.
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