Re : impact psychique du soin esthétique sur la personne
Bonsoir à toutes les deux,
(et aux autres lectrices bien sur),
je suis en formation également (CAP), et mon projet est de créer un institut destiné aux personnes obèses et/ou handicapées.
L'institut sera totalement adapté et une partie des prestations se fera à domicile.
Je dirige déjà une entreprise qui distribue du matériel médical,des aides techniques et des accessoires pour personnes obèses (nous sommes les seuls en France).
Mes clients sont des hôpitaux, institutions, maisons de retraite, mais aussi des particuliers.
Beaucoup sont en demande de soins, et surtout de toucher, avec une peur du regard de l'autre qui les effraie totalement et qui les écarte du circuit habituel et du monde de l'esthétique en général.
L'impact dont vous parlez, je le vis et l'ai vécu dans les deux sens : plusieurs années en tant que malade, et aujourd'hui en tant qu'intervenante.
J'aimerai poursuivre ma formation jusqu'au BP de socio-esthéticienne afin d'affiner justement les conséquences que peuvent avoir ce genre de relation. Car, comme vous l'avez évoqué toutes deux, c'est loin d'être simple : il faut se protéger assez pour ne pas être détruite, mais il faut donner assez pour être suffisamment humaine.
Je pense que l'on ne peut jamais trouver le juste milieu une fois pour toutes. C'est, d'une part, au cas par cas, et d'autre part une question d'expérience.
Je suis ravie que vous ayez ouvert ce sujet. Peu s'intéressent à l'impact de leurs soins ou à la vie de leurs clients.
Il est certain également que jongler entre la gestion d'un institut, l'aspect financier, l'aspect humain de nos clientes, nos problèmes personnels, c'est parfois très difficile et l'on peut en pleurer de désespoir parfois.
Mais nous avons choisi ce métier également pour cela. C'est une sorte de mise à l'épreuve permanente. On est constamment mise au défi.
Bonne soirée à toutes,
Bisous,
Val