Grossesse et Cytomégalovirus (CMV)
Présentation et Epidémiologie Le cytomégalovirus, est comme son nom l'indique, un virus, de la famille des herpès/zona et varicelle.
Il se transmet par les sécrétions corporelles des enfants en bas-âge : le sang, la salive, les urines, les larmes.
Les symptômes de cette maladie passent quasiment inaperçus, ce qui le rend d'autant plus gênant pour les femmes enceintes.
La maladie passe totalement inaperçue dans la majorité des cas, elle peut se manifester par des symptômes de la grippe ou une fièvre prolongée, des maux de tête et des douleurs abdominales).
Pour les femmes enceintes non immunisées contre ce virus (50% des femmes lors de leur première grossesse ne sont pas immunisées contre le CMV), le mode de transmission se passe le plus souvent par le contact avec un/des enfant(s) en bas âge, et plus particulièrement encore lorsque celui/ceux-ci sont en collectivité (crèche et école).
Le mode de transmission le plus fréquent se présente au moment des changes et au moment de l'échange des couverts à table.
Si la future mère est immunisée, les risques de re-contamination sont très rares.
Si la future maman contracte le virus pendant la grossesse (ce qui est le cas dans 1 à 2% des femmes séro-négatives), le risque de transmission au bébé à naître est de 30 à 50%.
Environ 300 infections congénitales à cytomégalovirus sont détectées pendant la grossesse ou à la naissance chaque année en France, ce chiffre reste stable depuis les différentes études effectuées pendant et l'après l'année 2002.
Les risques pour l'enfant à naître
Le risque majeur pour l'enfant à naître est la surdité.
Mais, on trouve aussi des cas de prématurité, des malformations foetales, la possibilité d'un retard psycho-moteur, ou des séquelles sensorielles (visuelles et auditives), les séquelles peuvent être si importantes qu'elles conduisent à l'indication d'une IMG.
L'infection peut être si différente d'un cas à l'autre, que je préfère ne pas rentrer dans un détail qui pourrait être bien plus alarmant que la réalité.
Si vous êtes dans la situation d'une infection au CMV, seul votre médecin pourra au fil du temps vous donnez réellement la mesure de l'infection, et ses conséquences sur le développement de votre enfant.
Prévention/Précautions Les précautions à prendre lorsque vous êtes enceinte, et vous n'êtes pas immunisée - dans la mesure du possible-
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Lavez vous les mains très souvent, après chaque change, et pendant la préparation/rangement des repas.
En effet, le virus ne résiste pas à tous les produits ménagers ou d'hygiènes classiques.
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Ne donnez pas de baisers sur la bouche à vos enfants, éviter le contact avec les sécrétions nasales.
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Ne partagez pas vos couverts avec vos enfants: Éviter de mettre la cuillère de l'enfant dans votre bouche, ne pas sucer sa tétine, la tétine de son biberon, et éviter de terminer son assiette.
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Évitez de prendre un bain avec vos enfants (contact possible avec les urines)
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Essayez de transmettre le nettoyage à grande eau du pot de votre enfant à une autre personne.
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Prévoyez un linge de maison spécialement réservé à vos enfants.
Dépistage systématique ou non ?
Le dépistage du CMV se fait par la recherche des anticorps anti-CMV dans le sang.
Si le résultat est négatif, la future maman n'est pas immunisée.
Si le résultat devient positif en cours de grossesse, votre suivi de grossesse sera renforcé (amniocentèse, échographies plus fréquentes pour dépister une éventuelle malformation.)
Il n'existe aujourd'hui aucun vaccin, et aucun traitement actif contre ce virus.
La question du dépistage systématique se pose depuis 2002.
Le dernier rapport de l'institut de veille sanitaire (INVS) ne semble pas orienter la décision vers un dépistage systématique du CMV pendant la grossesse, ou avant la grossesse.
Voici un lien vers
le dernier rapport de l'ANAES, et datant de 2004.
La meilleure des préventions est de suivre autant que possible les règles d'hygiène que nous avons